Bahamas, perles extérieures

Commentaires (1) Grands Voyages, Idées de Voyages

sejour au Bahamas

Baja Mar , une mer peu profonde comme l’avait déjà remarqué Christophe Colomb.  Un doux enfer pour la navigation, pavé de 700 bonnes attentions. Des îles qui, derrière la carte postale des plus populaires révèlent bien des trésors.

Dès l’aéroport, Nassau annonce la couleur. Le drapeau bahaméen: noir, jaune et turquoise flotte dans une brise légère. Il est noir pour la population, jaune pour le soleil et turquoise pour la mer. Mais malgré les maisons de bois bleues et le sourire franc du petit marchand de souvenirs, le cœur de la capitale avec ses boutiques de luxe et son casino géant ressemble fort à une station balnéaire américaine. Pour découvrir le cœur vrai des Bahamas, il faut filer en powerboat (hors-bord ultra-puissants) vers les Exumas, petits îlots sauvages sur lesquels on partage un pique-nique avec les iguanes et les raies mantas. Mieux encore : s’envoler à bord d’un petit coucou au nom exotique (Pineapple Air, Bahamasair) vers les îles extérieures.

 

Plage de sable rose

Un saut de puce d’une demi-heure et l’avion se pose sur Eleuthera (liberté en grec). Un transfert rapide à bord du taxi d’Abraham et sa chemise à fleurs permet de rejoindre l’embarcadère. Direction Harbour Island. Un petit bateau taille alors cette mer d’émeraude, levant progressivement le voile sur un joyau de cinq kilomètres de long pour un de large. Au bout du ponton, une fillette blonde dont les yeux se confondent avec la mer, lance un « bonjour » timide mais bien français. Son papa, Son papa, ancien élève de Paul Bocuse, a choisi d’exiler ses talents sous les bougainvilliers. À deux pas de là, sur le port de Dunmore Town (première capitale des Bahamas en 1648), la fanfare sonne l’arrivée du ferry. Les 1500 habitants de l’île vivent toute l’année aux sons des percussions, se préparant pour le « Junkanoo » : un carnaval national qui, à Noël, enflamme les îles. En dehors de cette agréable cacophonie Harbour Island respire la tranquillité. Les seules voitures sont les « golfettes »  électriques. Face à la mer, chaque maison porte un nom et une couleur uniques, La « Doll House » (maison de poupée) s’affiche en rose bonbon. Rose, c’est aussi la teinte onirique de la grande plage de sable fin ( Plus de 5 km) située sur l’autre côte de l’île. Pour y aller, un passage par le « fashion tree » s’impose. Les plus grandes top models ont posé au pied de cet arbre sec planté en plein lagon. Malgré  cet aspect glamour, l’île garde une authenticité particulière. S’il peut arriver de déguster un « Sky Juice » (gin et lait de coco) aux coude à coude avec 007 ( Sean Connery est un voisin) , ou d’assister au Junkanoo aux cotés de la rock star Lenny Kravitz (qui a enregistré ses deux derniers albums dans ses studios d’ Eulethera), cela se passe toujours dans un cadre détendu. La population autochtone partage volontiers son île avec les visiteurs, sans pour autant perdre ses traditions. Ainsi, le dimanche matin, résonne le cœur gospel de l’église. Il est doux de se laisser bercer ici, mais il faut s’envoler pour découvrir d’autres paradis.

 

Des îles sauvages et un tourisme écologique

Butch est aux commandes du Pipper privé de Stella Maris air charter. Un atterrissage sur Cat Island la sauvage permet de visiter l’Hermitage du mont Alvernia, point culminant des Bahamas à 63m. Le prête-architecte franciscain, père Jérôme, s’installa ici en 1939. À la même époque, le père de Butch, quittait l’Allemagne pour l’île voisine et quasi déserte de Long Island. Deux réclusions assez similaires, même si celle de Butch fut partagée avec une autre famille. À grands coups de machette et de détermination, ils mirent sur pied un domaine qui aujourd’hui accueille les aventuriers venus pêcher le bonefish, ce poisson « fantôme »  dont la couleur claire se confond avec les eaux laiteuses. La pluie ou « le soleil liquide » comme disent les Bahamiens, annonce un nouveau départ, vers Andros. La plus grande île de l’archipel. On y vient surtout pour plonger sur la troisième barrière de corail du monde et observer dans la mangrove une nature encore vierge. Enfin au sud de l’île, , un hotel coup de coeur pour le voyageur qui découvre ces îles cachées des Bahamas : « Ti Amo ».

 

Robinson chic

Seulement vingt minutes de coucou ont suffi pour rallier Congo Town depuis Nassau. À peine le temps de plonger les yeux dans le bleu roi des « Blue Holes » qui donnent à la mer des Bahamas un air de patchwork, on atterrit déjà sur Andros. La plus grande des îles de l’archipel (3700 km2 soit un peu moins de la moitié de la Corse) est aussi la plus sauvage. Depuis l’aéroport miniature, un bus fonce jusqu’au petit embarcadère. Les épaves dressant leurs coques rouillées vers le ciel rappellent la difficulté de naviguer en eaux peu profondes. Sous son bonnet rasta, le capitaine de navette du Ti Amo connaît la chanson. Il pousse les gaz comme pour faire buller ce verre géant de menthe à l’eau. Soudain le décor apparaît au ralenti :  l’eau de plus en plus claire, les cocotiers, le sable blanc et bientôt le ponton de bois gris. Les moteurs se taisent. Clap clap du clapot. Les propriétaires des lieux sont là pour accueillir leurs hôtes. Un scénario parfaitement réglé. Pourtant, cette arrivée par la mer n’a rien d’une mise en scène, c’est l’unique façon d’aborder Ti Amo. Sans doute la meilleure. Second comité d’accueil : un iguane et une tortue. À quelques pas de la plage, une dizaine de bungalows avec piscine privée se fondent dans la végétation. Sur le devant de la scène : la plage. Choix difficile entre hamac et snorkeling le long de la troisième barrière de corail au monde. Pêche au bonefish, trimaran ou kayak. On oublie vite téléphone, télévision, pour apprécier le luxe au naturel. La philosophie du Ti Amo séduit même une Nature parfois caractérielle : en octobre dernier, l’ouragan Sandy l’a épargné.

 

Baptiste Briand

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One Response to Bahamas, perles extérieures

  1. Isabelle de La ville de Bodrum dit :

    J’ai fait un passage de 2 jours en Bahamas pour des raison professionnelle, je n’ai rien pu voir mais je commence à organiser mon retour mais cette fois pour 20 jours 🙂

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