City break

Commentaires (0) City Guides, Idées de Voyages, Où partir ?

Par Geneviève Brunet, journaliste et grande voyageuse.

Toi et moi, on a toujours été city-addict. Rien ne nous amuse plus que l’idée de nous immerger dans une capitale, de s’approprier l’essence d’une ville, de se fondre dans la foule. Entre les expos, les restos et le shopping, le temps passe toujours si vite ! Souviens-toi de toutes ces belles choses…

 

Pâtisseries à Lisbonne

A Lisbonne, la pause-café est un rituel, la pâtisserie quasi sacrée. Si l’on veut découvrir l’âme de la ville, il faut passer par le sucré ! De l’intelligentsia aux plus humbles, tout le monde se croise au comptoir pour grignoter des gâteaux. Souviens-toi du goût des « pastéis de nata », ces petits flans crémeux à la pâte feuilletée caramélisée. Une tuerie. Tu m’avais traîné à Bélem, à côté du monastère des Hiéronymites où les religieuses avaient inventé cette douceur afin d’obtenir des ressources pour faire subsister leur ordre. La petite boutique créée en 1837 était toujours là. Mais nous avions préféré la pâtisserie Versailles où le fondateur, Salvador José Antunes, n’a pas hésité à mélanger l’Art Nouveau et le Grand Siècle. Une sorte de pâtisserie dans la pâtisserie. Nous y avions passé des heures à observer le ballet des vieilles dames gourmandes. Repus, nous parcourions les ruelles du Bairro Alto et les boutiques de la Baixa, observant le fleuve depuis des placettes ombragées, escaladant les sept collines à coup de tram, écoutant le fado s’écouler des fenêtres, cédant au charme de cette ville un peu provinciale. Au soir, le retour au LX, cet élégant boutique hôtel intime qui cultive l’esprit de la ville, prolongeait l’immersion. Notre chambre à l’étage « Pessoa », avec son trompe-l’œil de bibliothèque à la tête du lit et ses murs bleu azulejo, berçait nos nuits de rêves sucrés.

 

Nuits blanches à Berlin

Difficile d’oublier ce week-end entre potes dans la ville la plus festive d’Europe ! Nous étions venus chercher l’esprit des années 80 à New York ou encore de la Movida madrilène, nous l’avons trouvé ! C’est fou comme cette ville peut changer de visage selon l’endroit et le moment. Berlin a l’éphémère et le multikulti dans le sang. Notre récolte du week-end : le Newton Bar, feutré comme on aime, avec fauteuils club de cuir rouge et cave à cigares. Nous avons tellement apprécié la renversante collection de tirages originaux de nus du grand photographe que nous sommes allés le lendemain visiter son impressionnante fondation, sublime réhabilitation d’un palais prussien. Le CSA Bar : un bar branché qui a investi les locaux de l’ancienne compagnie aérienne tchèque ; ambiance RDA et Berlinoises chic en goguette. Le HBC : ancien centre culturel hongrois devenu le bar-restaurant-cinéma des hipsters, quelle ambiance ! Et bien entendu le Trésor, le club techno qui fit trembler la ville après la chute du mur et qui reste l’un des hauts lieux de la nuit berlinoise avec ses trois dance-floors. Souvenez-vous, nous avons aussi tenté d’entrer au Berghain, tentés par la réputation sulfureuse qui entoure cet ancien bunker trépidant, mais nous avons été découragés par la queue ! Et il y a tant de lieux à explorer, comme le déjanté SO36 ou le délicieux Delicious Donughts, que nous n’étions pas en peine de découvertes… Le rituel de nos retours au petit matin : une « currywurst » et une coupe de champagne au célèbre Imbiss 195, un stand mythique sur le Ku’Damm, les Champs Elysées berlinois, avant de rentrer à pied au Sana. Notre hôtel design était parfait pour nous, avec son esthétique plutôt masculine, sa palette brun-gris-taupe et ses belles chambres claires et zen. Voisin du grand parc du Tiergarten avec ça, parfait pour le footing du matin propre à remettre les idées en place et tout proche aussi du grand magasin KDW et de son célèbre dernier étage consacré à la restauration : jamais vu autant de saucisses de notre vie !

 

Mer de lumières à Vienne

Nous avions promis aux enfants une ambiance de contes de fées pour Noël, ils n’ont pas été déçus ! Et nous non plus. Du marché de  la Rathausplatz au village d’artisans place Maria-Theresien en passant par la foire d’hiver sur la Riesenradplatle et le marché de l’Avent face au château de Schönbrunn, nous les avons tous arpentés. Une mer de lumières, un océan de vin chaud, des cascades de pain d’épices ! L’hôtel Daniel avait tenu sa promesse : « luxe moderne à prix raisonnable ». Toute la famille avait adoré la réception en forme de loft, la boutique aux allures de concept-store et les chambres décorées avec humour. Entre une leçon d’histoire dans les appartements de Sissi à la Hofburg et un petit shoot de culture au MQ, le fameux quartier des musées d’art contemporain, nous avons fait de nombreuses haltes dans les cafés viennois, tous plus chaleureux les uns que les autres. Voir la tête de la smala devant les gâteaux à triple étage et cascades de crème valait bien un week-end à Vienne, on s’en souviendra longtemps ! Et l’on y retournera volontiers en tête-à-tête pour y voir l’une de ces monumentales expositions dont la ville a le secret.

 

Le plus beau musée du monde à Madrid

Tu me l’avais répété : le plus beau musée du monde est à Madrid. Pour te faire la surprise, j’ai appelé Amélie chez Voyageurs qui nous a organisé un week-end avec deux nuits au ME Reina Victoria. J’ai trouvé le nom de bon augure : t’emmener au Reina Victoria pour visiter le Reina Sofia… Je dois l’avouer : vous aviez raison toutes les deux. Cet hôtel monumental qui fut jadis le repère des toreros de passage est devenu, sous le crayon de l’architecte britannique Keith Hobbs, une luxueuse hideaway urbaine avec teintes douces, lumières douces et ambiance musicale. Notre penthouse immaculé avec vue plongeante sur la Plaza Santa Ana, fauteuil Eames en cuir blanc et amusant bar violet t’a bluffée. Moi c’est le musée qui m’a bluffée. La réhabilitation par Jean Nouvel de cet ancien hôpital en espaces d’exposition contemporain est une réussite et l’on a rarement vu autant d’intelligence dans l’accrochage et la scénographie. En fait c’est la ville entière qui nous a bluffés. Souviens-toi, nous attendions une grande bourgeoise un peu lasse et au bord du gouffre et nous avons découvert une ville glam’ bourrée d’énergie. Nous avons bu un verre au trendy Bar Tomate, goûté des tapas gastronomiques chez Estado Puro, dégusté la meilleure paëlla de la ville chez Mano a Mano, découvert les nouveaux quartiers branchés de Chueca ou de Salamanca… Bref, tout le paradoxe espagnol d‘aujourd’hui…

 

Carte postale de Florence

Merci pour la carte postale envoyée dès ton arrivée à Florence. Je te soupçonne de vouloir me rendre un peu jalouse : cet Hôtel Continentale est effectivement tout ce que j’aime : l’esprit années 50, l’inspiration puisée dans le cinéma italien, ces vues incroyables sur le Pontevecchio… C’est du pur Ferragamo, je me souviendrai de l’adresse ! Et puisqu’on parle mode et grand écran, n’oubliez pas d’aller visiter le somptueux musée imaginé par la famille Ferragamo qui expose les chaussures créées pour les stars à la grande époque. Je suppose  que vous n’avez pas besoin de moi pour attraper la navette qui vous amènera au Mall, cet outlet qui brade les grands créateurs italiens ! Ne craque pas trop sur le Prada-Miu Miu, je compte sur toi. N’oublie pas de me rapporter un savon de Santa Maria Novella, et bon week-end entre filles !

 

Cygnes et gondoles à Venise

Souviens-toi, tu avais envie depuis longtemps de vivre Venise comme une vraie Vénitienne, de faire ton marché et de découvrir les adresses du commissaire Brunetti. Tu as trop lu Dona Leon ! Je dois bien avouer cependant que la semaine passée dans cette résidence de la Giudecca nous a laissé d’impérissables souvenirs. Cette île qui fut jadis industrielle et qui garde l’empreinte des grandes propriétés bourgeoises a conservé son ambiance d’origine. Nous avons adoré nous balader dans les petites rues tranquilles où le linge fait le lien entre les maisons et goûter le pétillant vin blanc vénitien dans de petits cafés populaires. Il ne fallait que deux stations de vaporetto pour rallier le Dorsoduro où tu me traînais chez Nico, pour goûter les meilleures glaces de la ville ou chez Già Schiavi, ce vieux bar où les autochtones s’installent sur les marches du pont voisin pour siroter leur verre et grignoter leurs crostini. Tu m’as même fait cavaler jusqu’à la boulangerie Tonolo sur le Campo San Pantalon pour goûter « un cygne à la crème et un petit éclair au chocolat léger comme de la soie » à l’image de ton célèbre héros de polar italien. Le soir, nous regagnions, perclus de fatigue, notre appartement meublé en style vénitien dans cette maison du XVIIIe siècle, plantée au milieu d’un potager avec la délicieuse impression de rentrer chez nous…

 

Londres chic et festif

Je te l’accorde, partir en week-end à Londres avec des copains et leurs enfants, c’est un peu une gageure. Mais j’ai trouvé la formule idéale : un week-end à l’Hôtel Dukes avec des entrées pour le nouveau parc « Harry Potter ». Où comment pratiquer l’anglais sans s’en rendre compte. A eux la chambre d’Harry, les échoppes du « Chemin de Traverse » et la grande salle de l’école de sorcellerie, reconstitués par les studios Warner Bros sur les plateaux originaux de la série. Pour nous ce délicieux hôtel de charme dans une rue tranquille de Saint-James Place. Le High tea servi dans la Drawing room séduira tout le groupe et pendant que les filles feront un peu de shoppping, les mecs testeront le martini du Dukes bar, « l’un des meilleurs au monde » d’après le New York Times (et celui de James Bond)! On s’en souviendra tous de cette escapade very british, tu verras…

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