New York, une exposition collective

Commentaires (0) Agenda culturel, On fait quoi ce week-end ?

La plus photogénique, la plus photographiée des villes s’exhibe à la galerie des Douches – une expo sobrement intitulée New York.

La  galerie Les Douches, installée dans d’anciens bains publics près du Canal Saint-Martin, expose la photographie contemporaine documentaire. Elle prolonge son exposition sur New-York. J’en profite, j’y retourne ce week-end !

Qu’ils y soient nés, qu’ils y aient vécu ou voyagé, les neuf photographes exposés ici proposent un regard singulier sur New-York – et la juxtaposition de leurs travaux dresse un portrait de la ville monde des années 20 jusqu’aux début des années 80. Parmi ces neuf photographes, nous en affectionnons particulièrement  trois – trois femmes : Helen Levitt, Arlene Gottfried et  Vivian Maier.

Helen levitt tirage

Helen Levitt, grande figure de la photographie du XXème siècle, née en 1913 à Brooklyn, où elle a vécu toute sa vie. Ses séries de photos constituent la revue d’un New York populaire aujourd’hui disparu – Brooklyn, Harlem et Lower East Side, quartiers dont elle a inlassablement photographié les habitants, les enfants surtout – sans aucun maniérisme ou sentimentalité. Dans ses images, les rues sont le territoire de l’enfance, des lieux à dimension d’imaginaire – il s’en dégage une poésie teintée de surréalisme.

Ariene Gottfried

Arlene Gottfried, elle aussi née à Brooklyn, commence sa carrière comme photographe de pub avant de travailler en free lance pour des journaux tels que le New York Times ou Life. C’est dans la rue qu’elle développe son travail personnel, à partir des années 70 et 80, photographiant ses voisins, ses amis, faisant preuve d’un attrait pour les personnalités excentriques, documentant les fêtes de quartiers, d’Halloween à la Gay Pride. Elle a aussi abondamment photographié les plages de Coney Island et Brighton Beach, et l’unique plage nudiste de New York, Riis Beach’s Bay One.

Vivian Maier

Née dans le Bronx, employée comme nourrice, Vivian Maier, promenant les enfants dont elle avait la charge son Rolleiflex autour du cou, photographie toute sa vie les rues de Chicago, celles de New-York, sans jamais les montrer à quiconque (et pour beaucoup d’entre lles, confrontée qu’elle était à des problèmes financiers, sans même les développer !) Son travail reste inconnu jusqu’à sa mort – elle est décédée en 2009 dans l’anonymat. La découverte de ses photographies après sa mort révèle une des photographes les plus talentueuses de la street photographie américaine. Là, un Afro-Américain, comme sorti d’un rêve, déambulant à cheval en pleine ville, plus loin de vieilles femmes aux colliers de perles, renard au sourire carnassier posé sur les épaules, des centaines d’autoportraits : autant de chef d’œuvre – on peut en admirer quelques-uns à la galerie les Douches..

> Et aussi les photographies de  Berenice Abott, Tom Arndt, Ernst Haas, Ray Metzker, Louis Stettner, Sabine Weiss.

Prolongation jusqu’au 13 juin

Les Douches La galerie

5, rue Legouvé, 75010 Paris

Du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.

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