A bord du Transsibérien

Commentaires (0) Carnet de voyage, Voyages intérieurs

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« Après une première nuit passée à bord du Transsibérien, je me réveille doucement au son monotone du roulement du train. Cela fait environ 10 heures que nous sommes partis de Moscou et nous voilà presque aux portes de l’Asie. Très vite je me suis laissée porter par le rythme lancinant du train : mes bagages sont posés dans ma cabine pour plusieurs jours : rien d’autre à faire que de m’adapter à ce mode de vie spécifique à cet espace restreint, toujours en mouvement ; lire, manger, dormir, observer, profiter, lâcher prise. Dans quelques heures, nous allons atteindre le point symbolique qui sépare l’Europe de l’Asie, dans les montagnes de l’Oural. Après, je sais que tout changera progressivement – les paysages, la végétation, les habitations, les peuples et les religions – et que l’on atteindra la Sibérie, pays des steppes et des chamanes, dont les chants spirituels et monocordes ressembleront un peu au bruit du roulement rassurant de mon train. C’était en 2006, j’avais alors 28 ans, une expérience vécue sur 23 jours entre Paris et Pekin, unique, qui m’a enrichie et profondément transformée. »

Témoignage de Gaëlle Cochard. Conseiller Asie Centrale.

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